Tshisekedi et la trahison de la RDC

Chronologie des faits : C’est une affaire de famille, les Tshisekedi et la trahison de la RDC : une histoire ancienne

C’est une affaire de famille. En 2002, alors que le Rwanda propage la mort et la désolation à l’est de la RDC et que l’ONU publie son deuxième rapport sur le pillage des ressources naturelles du Congo par un « réseau d’élite » appartenant aux armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, Étienne Tshisekedi se rend au Rwanda pour négocier le pouvoir avec l’homme fort du pays, Paul Kagame. À son retour au Congo, il conclut une alliance avec le RCD-Goma, « rébellion » créée de toute pièce et entretenue par Kigali.

La suite on la connaît : il n’obtiendra rien, le Rwanda ayant propulsé Azarias Ruberwa, un Tutsi, à la vice-présidence de la République dans le gouvernement 1+4 de triste mémoire. Furieux, Étienne Tshisekedi décide de rompre avec le RCD-Goma, au grand dam de Ruberwa. Pour ramener l’opposant historique et président de l’UDPS à la raison, le Rwandais fait appel à Adolphe Onusumba, homme de main de Kagame au Congo et dont la tante serait mariée à un frère d’Étienne Tshisekedi. Mais ce dernier refuse la main tendue de son ancien allié, exigeant d’être nommé premier ministre avant d’amorcer toute négociation.

Lire aussi : L’UDPS : Félix Tshisekedi l’héritier opportuniste inexpérimenté en politique

Pour Étienne Tshisekedi, c’est le pouvoir ou rien. Il a tout fait pour occuper la primature, en vain. Joseph Kabila lui a ravi un pouvoir qui lui revenait pourtant de droit suite à l’élection présidentielle de 2011. Souffrant, il ne peut continuer la lutte. C’est alors que le fils, Félix Tshilombo Tshisekedi, décide de reprendre le flambeau. À la différence du père, il n’est ni charismatique ni brillant.

Intellectuellement inapte, il a juré de réussir où son père a échoué. Pour y arriver, il va directement négocier avec le régime honni de Joseph Kabila, qu’il prétend pourtant combattre. En 2015, les délégués de l’UDPS rencontrent secrètement les émissaires du pouvoir à Ibiza, Monaco et Paris. Il est question de partage du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale. À la question de savoir si l’UDPS négocie en catimini avec la Kabilie, Félix nie avec véhémence. Septembre 2015, la vérité éclate au grand jour lorsqu’Étienne Tshisekedi demande aux délégués de l’UDPS « de quitter la table des négociations » avec le pouvoir. Les Congolais sont choqués; Félix est confus, mais tient bon.

En décembre 2016, alors que le mandat de Joseph Kabila tire à sa fin, Félix Tshisekedi, toujours déterminé à réussir où son père a échoué, décide d’amorcer une nouvelle phase de négociation avec le régime, en espérant être gratifié cette fois d’un poste à la primature. Joseph Kabila, qui a compris que le fils Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour arriver à ses fins, va lui faire miroiter le poste de premier ministre en échange d’un accord politique qui lui permette de « glisser » au-delà de son mandat censé s’achever en décembre 2016. Le 31 décembre de la même année, l’accord du glissement de la Saint-Sylvestre est signé. Les Congolais sont outrés. Félix Tshisekedi, lui, se régale, persuadé d’occuper la primature dans les jours à venir. Seulement voilà : Joseph Kabila, qui a atteint son objectif, en plus d’être plus rusé que le cousin du diable, jette son dévolu sur une autre personne : Sami Badibanda, un proche de Félix. C’est le deuil à Limeté. L’UDPS est divisée. Félix Tshisekedi est inconsolable.

Mais déterminé à réussir où son père a échoué, Tshisekedi fils ne désespère pas pour autant, continuant d’entretenir des rapports pour le moins étranges avec le régime qu’il prétend combattre. À la mort de son père, en février 2017, il marchande le corps de ce dernier en échange d’une nomination à la primature. L’opinion publique est abasourdie. Même Joseph Kabila, habitué à tuer les Congolais et à les livrer aux marionnettes de Kigali qui opèrent à l’est, est outré et le chasse. Les relations avec le pouvoir sont rompues… jusqu’aux élections de décembre 2018 qui ont vu surgir, contre toute attente, un certain Martin Fayulu, pressenti pour devenir le prochain président de la République à démocratiser du Congo.

Pour le pouvoir, qui est acculé au pied du mur, la solution s’appelle… Félix Tshisekedi. C’est la carte maîtresse, dit-on, à la Kabilie. À la MONUSCO et dans les chancelleries étrangères, les contacts entre CACH, la plateforme dirigée par Tshisekedi fils, et le pouvoir sont suivis de très près. Comme en 2002, 2015 et 2016, un Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour trahir le peuple congolais afin d’atteindre un objectif qui fera par ailleurs la part belle aux ennemis de la République à démocratiser du Congo. Pour cela, il pourra toujours compter sur la base fanatisée et tribalisée de l’UDPS pour laquelle la tribu passe avant la patrie.

En fins de compte l’héritier de l’UDPS a pu réussir ce que son père avait échoué, sous le billet de Kagame et Museveni, alias Joseph Kabila avait demandé à sa cour constitutionnelle de confirmer l’élection-nomination de Félix Tshisekedi après avoir reçu le feu vert et les assurances de Kigali. Félix Tshisekedi fera ce que ses maîtres attendent de lui. Il va désormais «préserver» les intérêts rwandais en RDC sous directive de Kagame et alias Kabila.

Certes il est reconnu comme président de fait qui va régner mais ne pas gouverner, sa succession est émaillée par une crise poste électorale et crise de légitimité, au sein de la communauté nationale et international se connu que Félix a payé le prix fort pour accéder à la magistrature suprême auquel lui même le reconnait et le qualifie d’un deal.

 

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Posted in A la une, Élections, Félix Tshilombo.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays et je sais que le peuple gagne toujours. Marre du système en place "la Kabilie"

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