Enseignement supérieur et universitaire

L’enseignement supérieur comporte un premier cycle de 3 ans et un second de deux à trois ans selon les filières. Avec la poussée démographique croissante, le nombre de demandeur d’éducation supérieure et universitaire ne cesse de croître au jour le jour. La grande préoccupation est de savoir si le pays sera à mesure de faire face à cette demande avec une croissance géométrique si on pourrait le dire. La première inquiétude est que l’État est presque inconscient du problème de l’enseignement. Et pourtant, il devrait, en principe, être le premier acteur dans la recherche d’une solution. Son désengagement se justifie par le faible budget alloué à ce secteur. Mais aussi face à ce faible budget qui ne cesse de décroître chaque fois

 

que on le vote, l’ESU n’a pas la totalité de ce montant. Ce qui n’est que normal. Premièrement, face à ce taux de dépenses courantes d’éducation au maigre budget alloué à l’éducation, ce secteur peut-il être à mesure de satisfaire partiellement si pas totalement, la moitié de ses besoins (dépenses) ? La réponse ne peut qu’être non, bien sûr, car même ce petit budget alloué à l’éducation n’est pas exécuté convenablement (totalement). Les chiffres les plus éloquents sont ceux de l’exécution du budget 2004 : seulement 25.7% du crédit budgétaire alloué à l’éducation ont été exécutés. C’est pourquoi nous ne cesserons de nous poser la question de savoir si nos dirigeants ont la ferme volonté de relever le niveau de notre

enseignement. Les établissements d’enseignements supérieurs, jadis centre d’excellence universitaire, ont vu leurs infrastructures se détériorer, leurs équipements et leurs matériels pédagogiques disparaître, leurs enseignants de plus en plus mal payés et démotivés et les étudiants forcés de vivre, tant bien que mal, de maigres ressources personnelles. N’ayant pas de supports, les étudiants doivent faire l’essentiel avec les moyens de bord. Les bibliothèques ont disparu et dans les écoles d’informatiques, on vous forme des informaticiens qui n’ont jamais vu un ordinateur. Les laboratoires pour les chimistes ou autres font défaut. Les infrastructures sont dans un état pas bon à décrire. Le nombre d’auditoire n’est pas proportionnel au nombre d’étudiant

Quant aux assistants, chef de travaux et professeurs d’université, leur situation est plus déplorable. C’est pourquoi, ces derniers ont dénoncé leur clochardisation. Cette clochardisation des professeurs en RDC est telle que leurs situations salariales soient de plus en plus humiliante et a beaucoup contribué à la dégradation du système éducatif supérieur et universitaire dans tout le pays a fortiori dans le secteur public. Tous les États, y compris ceux d’Afrique, valorisent les professeurs d’université en tant que corps d’élite, producteur des savoirs et des richesses. Le développement de la RDC passe par un système d’enseignement supérieur et universitaire performant, attrayant, soutenu et motivé. Il est étonnant lorsque l’on fait croire aux professeurs d’université qu’il n’y a pas d’argent pour les payer suite à leurs revendications, et qu’on en trouve pour payer les membres de certaines institutions de la

République (parlement et gouvernement) avec des montants de 4200$ à 9000$ par personne et par mois pour des effectifs de près de 650 à 60 membres respectivement, sans compter les nombreux avantages en terme des crédits dont bénéficient ces derniers. Les professeurs d’université ne peuvent que se réjouir d’une telle valorisation de ces fonctions politiques et ils voudraient qu’il en soit de même pour la noble fonction de professeur d’université. Une analyse des impacts budgétaires démontre que le parlementaires à eux seuls consomment une enveloppe salariale (hormis les avantages) de près de 32.5 millions de dollars US. Et pourtant le développement de la RDC risque d’être hypothéqué, si les dirigeants ne se décident pas de

revoir leur politique budgétaire. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. En 1986, Verhaegen l’a aussi souligné en disant que : « l’ESU au Zaïre n’est pas en crise. Il est en voie de disparition. La formation dispensée dans ses instituts et dans ses facultés, est tombée en dessous du seuil qui permet de prétendre à une qualification professionnelle de niveau supérieure. Il y a déjà quelques années que l’ESU ne produit plus de nouveaux savants, de nouveaux professeurs ou de nouveaux chercheurs ; bientôt, il ne produira plus de nouveaux universitaires. »

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Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondé, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays et je sais que le peuple gagne toujours. Marre du système en place "la Kabilia"

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