Fayulu aux Chefs d’Etat Africains

Fayulu aux Chefs d’Etat Africains : La RDC a besoin d’une alternative crédible et non de la pérennisation du système Kabila.

Aux Chefs d’État et de Gouvernement Participant au Sommet de l’UA à Addis-Abeba à Addis-Abeba
Avec rassurante de ma très haute considération
Concerne : Crise postélectorale en RDC.

Excellences Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Le 30 décembre dernier, dans l’espoir d’une alternance politique démocratique réelle et porteuse de changement, le peuple congolais s’est rendu aux urnes pour élire son nouveau Président de la République, ses nouveaux députés nationaux et provinciaux.

Dans un souci de pérennisation du système Kabila, la Commission Électorale Nationale Indépendante a tout simplement fabriqué les résultats qu’elle a publiés, en ignorant de manière cynique la souveraineté du peuple congolais. Tous les rapports d’observation électorale et des témoins propres de LAMUKA ainsi que les résultats de la CENI publiés par la presse internationale attestent que j’ai été élu Président de la République Démocratique du Congo à plus de 6o% des voix.

Réunis à Addis-Abeba, le 17 janvier 2o19, pour examiner la situation en RDC, les chefs d’État africains ont fait un pas dans la bonne direction, en appelant les autorités congolaises à « s’abstenir de proclamer les résultats définitifs des élections du 30 décembre 2018 » en attendant la venue à Kinshasa, en toute urgence, d’une délégation de haut niveau comprenant le Président de l’Union africaine, le Président de la Commission de l’UA, ainsi que d’autres chefs d’État et de gouvernement, expressément « pour dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise poste électorale dans le pays».
La fin de non-recevoir essuyée par cette initiative continentale a jeté un discrédit sans précédent à l’endroit de l’Union Africaine. Le silence des Chefs d’État d’Afrique devant cette imposture électorale est angoissant. Et aujourd’hui plus qu’hier, les Congolais se demandent: à quoi servent encore les élections en RDC.

Excellences Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Nul à ce jour, s’il est de bonne foi, ne peut contester cette évidence, à listage du vaillant juge WASENDA N’SONGO Corneille de la Cour Constitutionnelle qui, dans une opinion dissidente prise le 19 janvier 2019, a soutenu que cette instance suprême de justice congolaise devrait annuler la décision portant publication des résultats provisoire et publier les résultats bureau par bureau dans un soucis de transparence et de vérité.

La légalité qu’une Cour et une CENI aux ordres viennent de conférer à des usurpateurs n’est pas synonyme de légitimité. Cautionner ce passage en force au nom d’une hypothétique stabilité, c’est mépriser la volonté du peuple congolais et condamner la RDC à l’instabilité. A cet effet, l’exposé des motifs de notre Constitution est explicite «Depuis son indépendance, le 3o juin 1960, la RDC est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des Institutions et de leurs animateurs… »
Je propose donc que ce 32e sommet de l’Union Africaine soit une belle occasion pour l’ancrage de la démocratie en Afrique par la création d’un Comité Spécial de l’Union Africaine pour la vérification de la vérité des urnes en République Démocratique du Congo afin de lever le voile sur le vrai Président de la République ainsi que les vrais députés élus.

L’alternative à cette solution serait de refaire les élections dans un délai de six mois (présidentielle, législatives nationales et provinciales). Autrement, les congolais ne croiront plus aux élections et ce sera une défaite pour la démocratie qui aura des répercussions au-delà de la République Démocratique du Congo.
Avec une grande marque d’estime et de profond respect, et en vous remerciant d’avance de votre aimable attention, je vous prie de bien vouloir tout faire, dans un élan décisif commun, pour que la lumière de la vérité puisse briller en Afrique, à partir de son cceur : la République Démocratique du Congo.
Daignez agréer, Excellences Messieurs les Chefs d’État et de Gouvemement, l’expression de ma très haute considération.

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Posted in A la une, Analyse & Réflexion, Fayulu Madidi, Reflexion.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondé, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays et je sais que le peuple gagne toujours. Marre du système en place "la Kabilia"

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