Etienne Tshisekedi

La force d’Etienne Tshisekedi, c’est le mythe qu’il a construit autour de lui

Etienne Tshisekedi a été nommé trois fois, mais il n’a presque jamais travaillé comme Premier Ministre. On ne saura jamais s’il était capable de traduire sa pensée politique en action. Un autre mythe, c’est aussi la manière dont ses fils légitimes qui ont accédé à la primature ont géré le pays. Au-delà de la trahison, leurs limites en matière de gestion se sont révélées au grand jour.

Le  mythe, c’est encore la gestion de Félix Tshisekedi depuis qu’il est au pouvoir.  Il fait certes preuve de bonne foi, mais il est rattrapé par une carence criante des compétences, alors que l’UDPS était un réservoir des cadres politiques. L’organisation approximative des obsèques d’Etienne Tshisekadi en est  une preuve.  Par ailleurs, la manière dont Félix Tshisekedi  gère ou ne gère pas la crise qui mine le parti jette le doute sur ses aptitudes de leader et   soulève des interrogations sur  l’avenir de l’UDPS  en l’absence d’Etienne Tshisekedi.

Mais, au fait, qui était Tshisekedi ? Parler de Tshisekedi serait sûrement sillonner une mythologie. Qui était donc Tshisekedi? Une icône, un sphinx, un Moïse congolais, un opposant éternel, un roi sans couronnes, ne serait-il pas plutôt un dictateur sans royaume, un traître sans émotions! De la logique anarchique du pouvoir à l’usurpation, il demeure certainement l’homme de coup d’état permanent!

« Jean Claude Manzueto »

Sa plus grande réussite dans sa fourberie était celle de prendre en otage la vie politique congolaise, faisant tout tourner autour de sa personne. Comme l’histoire peut nous paraître si étrange lorsqu’on la lit loin des passions du moment et surtout lorsque l’on regarde les événements à reculons pour mieux comprendre comment un peuple peut effacer ses souvenirs et reformater sa mémoire.

On pourrait écrire des bêtises pour justifier la monstruosité, mais personne ne pourrait complètement effacer l’histoire. Les générations qui se succéderont au Congo devraient savoir une chose que Tshisekedi a été de tous les coups contre la République.

1. À la fin de la table ronde de Bruxelles, tout le monde était sur le chemin de l’indépendance et de l’unité nationale, Tshisekedi, lui, se retrouvait ministre de la justice dans la sécession de l’empire sud-kasaien de l’empereur Kalonji.

2. Au moment où Lumumba traçait la ligne de démarcation qui devrait nous sortir de la colonisation, Tshisekedi se retrouvait dans le Collège des commissaires généraux issu du premier coup d’état de Mobutu contre Patrice Emery Lumumba, le 19 septembre 1960. De commun accord, l’ensemble du collège des commissaires généraux sans désistement d’un seul de ses membres avait décidé sous ordre de leurs maîtres américains et belges de livrer Patrice Emery Lumumba au régime sécessionnistes du Katanga détaché du Congo depuis le 11 juillet 1960. Un coup était porté à la jeune démocratie, à la vision de l’autonomie et de l’autodétermination du Congo.

Les ennemis intérieurs et extérieurs du Congo venaient d’asséner un coup mortel à notre libération de l’esclavage de plus de 500 ans. C’est à ce même moment que Tshisekedi a personnellement ordonné le transfert de Pierre Léopold Elengesa, Jacques Fataki, Jean-Pierre Finant, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, Barthélémy Mujanayi, Camile Yangara vers ses partenaires du Sud-Kasaï sécessionniste qu’il venait de quitter pour un rôle national et surtout pour mettre en exécution le plan haineux contre Lumumba. Remarquez que les commissaires généraux ont renvoyés Lumumba et ses alliés vers deux régimes sécessionnistes qui n’avaient aucune relation gouvernementale avec le régime de Kinshasa qui ne reconnaissait pas leurs prétendus autorités et pouvoirs.

3. Entre 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est nommé recteur de l’École nationale d’administration (ENDA), avec comme titre académique un diplôme d’une année d’études en droit coutumier à l’université de Lovanium à Kinshasa qu’il transformera par magie en doctorat de droit. La médiocrité venait de faire son entrée dans l’éducation des cadres de notre administration étatique. Le Congo venait de perdre la boussole ne sachant plus comment s’orienter dans cet océan où Tshisekedi enseignait aux étudiants de l’ENDA que l’intelligence humaine se trouvait dans le sang humain.

L’on naissait avec du sang bête ou du sang intelligent selon sa théorie rejoignant la théorie de la race pure hitlerienne. Qu’importe les études, le sang bête demeurait un sang bête, le sang intelligent demeurait aussi un sang intelligent, selon ses divagations. Tel père, tel fils, le fils va aussi usurper un diplôme en marketing qu’il n’a jamais reçu d’aucune école ni en Belgique ni dans une autre école de cette planète Terre. Mais le sang usurpateur a agi, il faudrait sûrement croire à la théorie stupide du Père.

4. La première république s’essoufflait, mais les bonnes intentions se conjuguaient pour lui donner un nouveau élan. Hélas, dans le décor, Tshisekedi et Mobutu réussirent un coup d’état le 24 novembre 1965. La fin de la démocratie envahissait les réalités congolaises comme une foudre, les vautours venaient d’instaurer un régime dictatorial basé sur les crimes.

4 vaillants fils du Congo, Anany, Bamba, Kimba, Mahamba ont véhément dénoncer leur fourberie, ils finirent par être pendus à la place publique comme des brigands, les yeux préalablement perforés. L’horreur s’imposa en maître des lieux. Ils entraînèrent le Congo dans une dictature sanglante et sans vision. Tshisekedi, numéro 2 du régime sera à tour de rôle, ministre de l’intérieur et des affaires coutumières, ministre de la justice, ministre du plan pour mieux asseoir le régime dictatorial qui n’avait d’autre but que d’écraser les libertés du peuple congolais.

Le Congo ne comptait que 220 tribus recensées avant son indépendance. Mais la division servant comme atout pour mieux régner, ils multiplièrent nos tribus fois deux, le Congo comptait désormais 440 tribus. Quoi de plus facile pour Ruberwa, son ami de créer de toutes pièces la tribu de banyamulenge et tant d’autres à l’Est de notre pays.

Après 20 ans de marche avec Mobutu, Tshisekedi se retrouvait comme par magie parmi les signataires de la lettre des treize parlementaires dont il n’a été ni partie prenante à la conception ni à la rédaction. Mais comme pour infiltrer ce mouvement qui allait à l’encontre de leur pouvoir dictatorial, le treizième apôtre Etienne Tshisekedi revêtît le costume d’opposant comme les 12 apôtres de la lettre contre le régime Mobutu dont il était un acteur de premier rang.

Anaclet MAKANDA MPINGA SHAMBUYI, le lion comme le surnommaient tous ceux qui l’ont côtoyé dans ce mouvement est lâchement livré aux sbires de Mobutu par Tshisekedi afin que son charisme ne fasse pas ombrage au plan macabre de Mobutu et de Tshisekedi. Le plan était clair : Tshisekedi devait prendre le contrôle total de ce groupe et du parti qui allait en découler pour que leur travail macabre contre le peuple congolais se perpétue.

Personne ne s’est interrogé sur l’échec de Tshisekedi, malgré l’appui de l’armée, de l’élite et de la masse populaire pour son action contre le régime Mobutu. Seuls ceux qui étaient des hommes avisés pouvaient discerner le rôle de l’icône de la médiocrité congolaise et du prétendu Moïse congolais à faire échouer tous les mouvements et élans du peuple à en découdre avec le régime Mobutu.

Son dernier coup d’état était de faire de l’udps sa propriété privée et un royaume familial. Lorsqu’il nommait son fils secrétaire chargé des relations extérieures, en quelque sorte le ministre des affaires étrangères de son parti, il savait bien que celui-ci n’avait aucune compétence pour servir à ce poste, pire il n’avait aucun diplôme qui pouvait le placer à cette position pendant que plusieurs cerveaux et diplômes pourrissaient au sein de l’udps.

Tous les membres de l’udps sont restés ignorants, fanatisés à outrance, croyant à un sauveur qui n’était au fait que leur bourreau. Combien des Congolais a-t-il entraîné à la mort sans qu’un seul membre de sa famille ne soit touché?

Mais les fanatiques n’ont jamais rien vu!

De même que les fanatiques de l’udps étaient endormis, le peuple congolais a été roulé dans la farine du spectacle théâtral de l’incohérent Tshisekedi dont la fin de sa vie a dévoilé toute sa trahison contre la nation. Il a joué à la perfection son rôle dans le troisième faux penalty en faisant du zambien Moïse Katumbi, un opposant politique.

Nous pouvons aujourd’hui convoquer le bal des chauves et nous connaîtrons tous la vérité. À l’occupation du Congo, il se rallie au rwandais Ruberwa et à son parti le RCD. Ils mettent ensemble, à la grande surprise de toute la nation, une coalition politico-militaire sous la bénédiction de Kagame. En commandement en chef, nous l’avons tous vu passer les troupes en revue au Rwanda et à Kisangani.

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Posted in A la une, Affaires, Félix Tshilombo.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé