La répugnance à concevoir le pouvoir comme un pur phénomène de force

Pour revenir à la situation misérable et préoccupante de l'Afrique et de la République Démocratique du Congo, nous  affirmons que « l'Afrique se conjugue avec la pauvreté, avec la maladie, avec la malnutrition, avec l'analphabétisme ». Plus loin, nous nous s'interrogeons sur les causes de l'inefficacité de l'action des cadres hautement qualifiés et pour la plupart formés dans les plus grandes universités occidentales

Cependant il y a le même constat que l'histoire politique de l'Afrique décolonisée est la plus désolante de ce XXème siècle .  « Elle est faite par des dirigeants politiques imbus de gloire, du pouvoir pour le pouvoir , un pouvoir confisqué au peuple pour assouvir leurs intérêts personnels. Ils construisent des régimes politiques extrêmement autoritaires combattant avec violence toute opposition et toute installation des valeurs démocratiques. Il en est de même de l'histoire politique du Congo-Kinshasa faite, d'impasses politiques, des conflits armées et d'espoir pour un bonheur inéluctable à tout un peuple »

Dans la recherche des causes du sombre tableau qu'affiche la République Démocratique du Congo, nous avons trouvé une explication politique liée à l'absence d'une réelle volonté politique manifestée par le magistrat suprême, le chef de l'Etat car dit-il « c'est lui qui détient les rênes du pouvoir pour un mode de gestion du pouvoir adapté aux réalités de cet immense territoire ». Dans ce sens rappelons que la tâche de l'intellectuel, dans le rôle qu'il joue dans la société, soit historique, soit immédiat ou prospectif, consiste à produire des idées susceptibles de protéger les valeurs positives de la civilisation humaine.

Ces idées poursuit-il doivent être à même de créer un monde meilleur, une société plus juste où les individus vivent en toute quiétude et dans la cohésion sociale. Elles se résument dans les droits fondamentaux de l'homme, permettent tout ce qui concourt à leurs épanouissement en l'occurrence la recherche et l'adoption d'un mode de gestion du pouvoir favorisant la vraie démocratie, la protection et l'éclosion des dits droits et la création des richesses pour tous, grâce à une bonne et stable politique macro-économique.

Déplorant la mauvaise gouvernance, l'incompétence et l'amateurisme de dirigeants congolais dans la gestion de l'Etat, le même auteur exprime sa préférence pour un mode de gestion penchée vers le fédéralisme privilégiant l'adaptation au système des valeurs locales concourant au développement politique. Comme beaucoup d'autres, il fait des analyses intéressantes sur l'Etat de droit présenté comme garant de la stabilité en Afrique centrale. Nous pensons quant à nous, qu'il est prématuré de suggérer une forme d'Etat avant de s'assurer de l'existence même de l'Etat ou de consolider la forme de ce qui existe en état embryonnaire. En l'absence d'un pouvoir institutionnalisé, le fédéralisme pourrait conduire à la duplication des formes de pouvoirs autoritaires et individualisés à la tête des entités dites fédérées au péril même de l'ensemble du corps social.