L’immigration clandestine : Les États d’Afrique doivent prendre conscience et leurs responsabilités


Pourquoi veulent-ils quitter leur pays ?

Pourquoi un tel afflux d’immigrés vers l’Occident ? Pourquoi ces gens prennent-ils des risques frôlant le suicide ? Pourquoi ? Ils se retrouvent face à un choix difficile : « Avancer, c’est mourir ; reculer, c’est mourir. Alors, mieux vaut avancer et mourir. »

Pourquoi quittent-ils alors leurs pays ? Aucun homme ne quitte son pays pour le plaisir d’immigrer. 

« Mes oreilles résonnent encore d’un mot que prononçaient inlassablement les clandestins que j’ai côtoyés : le bonheur. Vouloir être heureux à tout prix, mettre sa vie en jeu et ne pas renoncer… Quelle que soit la difficulté. Quel que soit le temps qu’il faudra y consacrer. Un quitte ou double que nous n’osons plus regarder en face… » (Serge Daniel) « Nous sommes sortis de nos familles et de nos pays la rage au cœur avec l’envie de réussir… »

affirme un jeune Camerounais. Pour lui, le chômage et la pauvreté constituent la principale cause de l’immigration, et le rêve et le mirage de l’eldorado occidental.

  • L’économie

Depuis la décolonisation, on voit l’accentuation du sous-développement. L’Afrique subsaharienne doit importer la majorité des produits industriels et de consommation dont elle a besoin. Ceux-ci ont des coûts de plus en plus élevés, en raison de la forte dévaluation de la plupart des monnaies. Aussi la dette extérieure augmente dangereusement. De plus, les cultures vivrières qui doivent alimenter les populations sont sacrifiées au bénéfice de cultures d’exportation, au nom de l’impératif du développement. Or, les pays du Sud n’ont aucune prise sur la fluctuation des cours de ces cultures qui sont fixés unilatéralement par les pays industriels occidentaux. Devant faire face à la faim, la population doit chercher un endroit où le manger ne fera pas partie de la préoccupation quotidienne. Une sorte de terre promise, pays du salut. Et cet endroit, c’est l’Occident.

  • La politique

La seconde cause de migration est bien sûr l’injustice sociale et la grande précarité. Depuis la fin de la guerre froide, les aides se sont effondrées à des niveaux jamais connus. L’Afrique ne joue plus son rôle de partenaire, et elle doit traiter à leurs conditions avec les grandes multinationales occidentales, et les institutions financières internationales. La lutte pour le pouvoir et l’accès aux richesses a ouvert des conflits intérieurs et extérieurs de plus en plus dévastateurs. Un Africain sur cinq vit une situation de guerre ; et la violence est en train de devenir le mode usuel des relations sociales entre cadets et aînés, riches et pauvres, ethnies et religions différentes.

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Auteur de l’article : Modidi

Natif Kongo est une plateforme à laquelle est engagée dans l'activisme politique en ayant une attitude, et un engagement politique en privilégiant l'action directe à court terme par rapport aux principes théoriques et aux actions à long terme. Pour parvenir au changement économique, politique, environnemental et social. En général l'idée de créer cette plateforme à débuté en 2013 et publié deux ans après, par Mr. Modidi le fondateur administrateur le 16 mars 2016. Notre objectif Faire respecter les lois universel de droit de l'homme, tout en sachant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme opéré en RDC ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanisme à laquelle la plateforme NatifKongo lutte à l'avènement d'un Congo où les citoyens Congolais seront libres de parler et de croire, libérés de l'occupation de la terreur et de la misère qui semble être éternel. Nous luttons pour mettre fin à cet théâtre de l'occupation qui semble être commencé pour ne plus prendre fin.

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