Major Paul Mwilambwe

Major Paul Mwilambwe explique comment Floribert chebeya et Fidèle Bazana furent assassiné

« Quand il est arrivé, je me suis présenté en disant : « moi c’est Major Paul ».

Il m’a dit : « moi c’est Floribert Chebeya, le Secrétaire Exécutif de la Voix des Sans Voix, j’ai rendez-vous avec le Général Numbi ».


Je lui ai dit que le Général Numbi ne reviendra pas aujourd’hui.
Il m’a dit : « non non, j’ai la confirmation qu’il va revenir d’ici peu ». Je suis resté avec lui, on est resté parler de beaucoup de choses. J’ai vu qu’il avait des documents dans ses bras, en jetant les yeux, j’ai lu un passage là ou on a écrit : « le rapport concernant les massacres de Bundu Dia Congo au bas congo ». J’ai compris qu’il avait un rapport secret à remettre à John Numbi. Et c’est pourquoi il était venu avec le Major Christian, parce que ce dernier et les autres sont concernés par ces massacres.

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Le temps que je parlais avec Chebeya, là dernière, en dehors, le Major Christian et le Colonel Daniel commençaient déjà à se préparer pour l’assassinat. À 18h 30′, c’est le temps où on a exécuté BAZANA, parce que l’ordre était donné que toute personne qui accompagnerait CHEBEYA, que ça soit son épouse, son enfant, son père ou sa mère, il doit subir le meme sort que CHEBEYA. C’est ainsi qu’on avait exécuté BAZANA à 18h30′. Christian avec ses 8 policiers que je dois citer des noms sont entrés dans mon bureau brusquement pour récupérer CHEBEYA. Lorsqu’on descendait, c’est à partir de la réception qu’il a été cagoulé et ma caméra suivait tout ce mouvement, puisque ma caméra qui se trouve dans mon bureau captait à 200m aux environs de l’inspection Générale de Police.

J’ai commencé maintenant à orienter la caméra de surveillance, jusqu’où se dirige avec monsieur Chebeya, au hangar là où le Général Numbi a l’habitude de parquer son véhicule. Je suis descendu, j’ai trouvé déjà BAZANA mort. CHEBEYA était encore vivant, on l’a étouffé avec 5 sachets, scotché. J’ai trouvé Chebeya entrain de respirer, et les policiers continuaient à l’étouffer. Il avait résisté vraiment, il était très fort.
J’ai appelé christian et lui ai dit : « qu’est-ce qui se passe au juste ? Ce Monsieur vous m’aviez dit qu’il va être reçu par le Général Numbi ». Il m’a dit : « mon Frère c’est un ordre militaire, ça vient de la hiérarchie, ça vient du sommet ».

 

Je lui ai demandé : « quel sommet parce qu’il n’y a que le Général Numbi et le Président ». Il m’a dit : « vous avez deja cité les noms, on a exécute Chebeya. Monsieur il ne faut pas parlé parce que le consigne qu’on a reçu c’est de ne dire à personne ».

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Alors on a pris le corps de Chebeya on a mis ça dans la jeep . Ce que le Major Christian m’a dit, CHEBEYA a fait 25 minutes pour mourir, mais pour BAZANA 5 minutes. On a mis alors BAZANA dans le vehicule. Ils ont quitté l’Inspection Générale de la Police.
La décision était qu’on doit enterrer tout le monde. Mais arrivé à Mitendi, au lieu d’enterrer tous les deux, le Colonel Daniel a insisté encore qu’on doit laisser CHEBEYA, et enterrer BAZANA, on va dire que BAZANA est complice de cet assassinat. Christian a dit : « non, enterrons tous pour qu’il n’y ait pas de traces ». Daniel a dit : « non on laisse CHEBEYA, on va dire que BAZANA a comploté pour sa disparition. Alors on a fait de la sorte.


Selon l’information que j’ai reçue de Major Christian, le Général Numbi a donné 2000 $ pour récompenser ces policiers pour boire, fêter. Ils ont fêté jusqu’à 04h du matin.


Je suis prêt à rentrer à Kinshasa même aujourd’hui témoigner et aller montrer là où on a enterré BAZANA, je suis prêt, je suis prêt de tout, mais que ma sécurité soit garantie par la communauté internationale, je n’ai pas peur, je suis parfaitement d’accord. Mais il faut faire attention avec le gouvernement Congolais, parce qu’on peut me condamner à mort et m’exécuter.
(Major Paul Mwilambwe)

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Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé