Patrick Mbeko : Museveni-Kagame-Félix : Poker menteur à Luanda

Les présidents Paul Kagame du Rwanda et Yoweri Museveni de l’Ouganda ont signé à Luanda (en Angola) un mémorandum d’entente sur la sécurité et la coopération dans la sous-région. Du côté congolais, on estime que cet accord entre les deux chefs d’État participera au rétablissement de la sécurité à l’Est de la RDC. Il s’agit là d’une très grave erreur d’appréciation de la situation.

Les autorités congolaises font mine de ne pas comprendre que l’instabilité à l’est de la RDC a toujours été alimentée par le Rwanda. Les tensions entre Kigali et Kampala, qui ne datent pas d’aujourd’hui, n’ont rien à voir. Pour la petite histoire, ces tensions remontent à 1999, lorsque les armées des deux pays se sont affrontées sur le territoire congolais pour le contrôle du diamant de Kisangani. Il a fallu l’intervention énergique de la secrétaire d’État britannique, Clare Short (grand soutien de Kagame devant l’Éternel), pour que cette guerre de six jours, qui a fait plus de 1200 victimes et 3000 blessés congolais, prenne fin. Depuis, Museveni et Kagame se regardent en chiens de faïence. On se salue, on sourit, on se rend même visite, tout en complotant contre le voisin. À quelques reprises, Museveni a confié à Madame Short que Kagame complotait contre lui. Les tensions entre les deux hommes sont montées d’un cran lorsque Museveni a reçu des dissidents rwandais en exil en Afrique du Sud.

Paul Kagame a alors entrepris de déstabiliser par tous les moyens son voisin. Avec Joseph Kabila, c’est un peu compliqué, puisque l’homme de Kingakati ne voulait pas se retrouver entre deux feux. Les deux chefs d’État étant, comme on dit chez nous, ses « pires vieux ». Mais les choses ont considérablement évolué depuis l’arrivée de Félix Thsisekedi au pouvoir. Ce dernier s’est beaucoup rapproché du Rwanda, incorporant, sans le réaliser peut-être, la RDC dans le « grand jeu » de Kigali, qui entend utiliser le territoire congolais pour déstabiliser l’Ouganda.
Selon des sources dignes de foi, les hommes de Kagame ont dit à Félix que des gens liés à Kayumba Nyamwasa tentaient de déstabiliser le Rwanda à partir de la RDC. Ce qui a poussé Kinshasa à solliciter le soutien militaire à la MONUSCO pour contrer la « rébellion » en préparation.

Quand on analyse les propos de Félix Tshisekedi à Luanda, on se rend compte qu’il a adopté le point de vue de Kigali sur la situation d’instabilité qui perdure à l’est de la RDC. C’est extrêmement grave. Il adopte une lecture de la situation qui fait la part belle à Kagame et à ses tueurs disséminés à l’Est.

Que l’on ne s’y méprenne pas. À Luanda, il y avait deux camps : celui du duo Kagame-Tshisekedi et celui de Museveni. Le président ougandais, qui est un vieux singe à qui l’on ne peut apprendre à faire des grimaces, le sait. Il comprend parfaitement le jeu de Kagame qui utilise Félix dans le conflit qui oppose Kigali à Kampala. Dans cette réunion, il y avait donc deux acteurs (Paul Kagame et Yoweri Museveni), deux arbitres (João Lourenço, Denis Sassou-Nguesso) et un figurant (le fils Tshsiekedi). Et à l’allure où vont les choses, c’est le Congo et les Congolais qui risquent de payer le prix fort. Tout ça parce qu’on a la malchance d’être dirigé par une bande d’individus sans aucune once de conscience et de jugeote.

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Posted in Élections, Félix Tshilombo.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé