Congo la désobéissance civile

R.D. Congo, voie ouverte à la désobéissance civile

Le sage “Gandhi” déclarait: “La désobéissance civile devient un devoir sacré quand l’Etat devient hors-la-loi ou corrompu”.

La boue dans laquelle la République à Démocratiser du Congo patauge s’appelle encore ironiquement démocratie. Beaucoup estiment que les congolais devraient cesser de pleurnicher comme des bébés. En effet, se taire devant une situation injuste ne signifie autre chose que d’en être soi-même complice. On a voté un président de la République, mais en fin de compte c’est un autre qui est “nommé”; on a voté des Députés, mais une fois de plus on se retrouve en face des Députés nommés, bien plus même ceux qui avaient échappés au premier coup d’état (les nominateurs) devront leur salut à l’unique providence pour échapper à l’invalidation au gré de l’autorité morale du FCC. Vraiment ce type se moque bien du congolais et de sa situation. Pourquoi ne pas prêter attention au conseil du maître Gandhi?

Un compatriote a bien analysé cette situation et l’expose en ces termes, Oh peuple naïf! “Où a-t-on vu les gens de Mobutu négocier avec ceux de Kasa-Vubu pour former leur gouvernement ? Ou les gens de Mzee Kabila négocier avec ceux de Mobutu dans ce sens ? Ou encore les gens de Joseph Kabila avec ceux de son prédécesseur, Laurent Désire Kabila, en vue du partage des postes ?

Cette situation inédite a été créée par Kabila, qui se met à rire chaque fois qu’il regagne son domicile. Il se dit : « Ces Congolais sont réellement des idiots : 

J’ai nommé la Cour constitutionnelle
J’ai nommé la CENI
J’ai nommé le président de la république
J’ai nommé les députés
J’ai nommé les sénateurs
J’ai nommé le président du parlement
J’ai nommé le Premier ministre.

En attendant c’est le gouvernement que j’ai institué qui continue à expédier les affaires, je détiens toujours la sécurité, l’armée et la police, les régies financières; bref tout fonctionne exclusivement selon ma souveraine et irrévocable volonté… Bientôt je vais nommer le président du Sénat. Mais aucun Congolais n’ose lever le petit doigt. Moi, je prends mon champagne tranquille. J’ai envoyé tous ces gens qui ont été à l’école loin, à Mbwela Lodge, pour me sortir un gouvernement taillé à ma mesure. Ils disent que ce sont des intellectuels, mais personne ne broche. Avec ça, certains disent que je ne vaux plus rien. Si ce n’est pas de l’idiotie ça. Pire, il y en a qui sont encore plus idiots que d’autres. Ils sont contents et ils disent que je n’ai nommé personne. Alors que tout le monde le sait. Sinon comment expliquer que Shadari est battu à plate couture, mais il a une majorité écrasante partout, de la tête au pied jusque dans les provinces ? Personne n’ose d’ailleurs poser la question à tous ceux que j’ai nommés, puisque qu’ils savent tous que c’est moi qui les ai nommés ».

Lorsque le peuple se tait et croise les bras devant une telle injure, alors qu’il cesse de se lamenter, car totalement inconscient et irresponsable. Par une telle inaction, ll se fait ainsi lui-même complice des bourreaux dans la catastrophe que connaît aujourd’hui la Nation en général, et en particulier dans la partie est du pays, quand chacun est témoin, comme le constate encore un compatriote, de :
1. Au Haut Uélé: Les Mbororos persécutent les autochtones fils et filles du pays;
2. En Ituri : les tueries, le déplacement massif, les attaques des Adf à Tchabi, psychose en pleine ville de Bunia, chef-lieu de cette province;
3. Au Nord Kivu : les massacres, tueries et attaques menés par des présumés Adf causant d’innombrables morts; des prises d’otages, d’insécurité, l’Ebola; des affrontements entre les groupes mai-mai, les fdlr et plusieurs autres phénomènes du même genre.
4. Au Sud Kivu : Territoire d’Uvira et de Fizi, des affrontements entre les communautés Bafuliro et les Banyamulenge, des affrontements entre les Fardc et les mai-mai et le groupe armé rwandophone Gumino etc..
5. A Lubumbashi : les affrontements entre la police et les militants de l’Udps, bureau du Pprd mis à sac, banditisme urbain…
6. A Kinshasa: les affrontements entre les militants de l’UDPS et la police au Palais du Peuple, l’invalidation fantaisiste des députés de l’opposition par la Cour Constitutionnelle au gré de Joseph Kabila, blocage de la sortie du gouvernement, le rejet des ordonnances émises par le chef de l’État… Dans toutes ces situations, il est incontestable que Joseph Kabila se considère en juste titre comme le maître du jeu; dans tous les troubles, violences et catastrophes sociales, il demeure le grand manipulateur, même dans les cas les plus tragiques qui s’observent à Beni, à Minembwe et en Ituri.

7. La misère généralisée et l’incertitude du lendemain sur toute l’étendue de la République. Si le peuple congolais se comportait de manière responsable, cet état de chose devrait le ramener à se poser la question de savoir vers quelle destinée l’amène finalement cette coalition FCC-CACH au pouvoir, de manière à adopter un moyen approprié pour stopper leur aventure et sauver la Nation.

Badibanga Kalonji
Correspondant BLO Kinshasa

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Posted in A la une, La médiocrité.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé