RDC : 59 après l’indépendance les politicards ont traîné le Congo dans l’anarchie extrême

J’espérais un changement au Congo avec tout ce monde et cette façon de faire les choses, ce que j’ai non seulement perdu la mémoire, mais ce que j’ai aussi perdu mon temps, mon énergie, et tous mes moyens à pérorer sur les réseaux sociaux, à écrire et à rassembler le peuple pour une illusion à laquelle je n’y croyais pas moi-même.

Ils appellent le peuple à une marche pacifique et confirment que la souveraineté ne se négocie pas et que l’avenir des nos enfants et des génération futur en dépend ! Je tombe de nue ! Qui a donné vie à ce régime d’occupation ? Qui a contribué à l’éclosion de ce non-État et de cet état de non-droit ?

pour ne pas changer, ils vont refaire ce qu’ils ont fait des multiples fois et ce qu’ils ont appris du long théâtre de tremblement de terre et de fin du monde. Cette fois-ci, ils n’ont pas des cartons jaunes ou rouge en mains.

59 après l’indépendance l’avenir reste floué d’hallucination

Je ne suis pas un POLITICIEN, mais je ne serai jamais un POLITIQUE PAR ERREUR. Ce qui détruit notre conscience nationale n’est rien d’autre que ce marcottage naturel des politiciens par erreur qui échouent naturellement, mais qui continuent de se multiplier par clonage permanent sans qu’ils soient sevrés! Comment et de qui est composée la classe politique congolaise ?

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Répondre à cette question nous conduira à comprendre d’où nous vient cette médiocratie qui ruine notre pays et l’entraîne dans le chaos que nous vivons depuis bientôt 60 ans. Tout ce qui nous arrive au Congo, cette humiliation, cette souffrance, cette misère, cette irresponsabilité citoyenne, cette répétition maladive de mêmes erreurs, cette inertie politique, cet échec structurel, cette démission patriotique, cette culture de la médiocrité, cette mentalité des hommes et des femmes de caverne, cet entretien permanent du syndrome de Stockholm n’est que le fruit et le produit de la médiocratie de notre élite et principalement de sa classe politique.

S’ils sont tous devenus politiciens pour une raison autre que celle de l’intérêt général, cependant aucun homme de vision n’est répertorié dans cette bande hétéroclite, médiocre et incompétente. Aucun politique parmi eux tous. Ils ont tous échoué lamentablement où ils étaient, ils cherchent désormais à se faire une place sous le soleil politique. Au Congo, la politique enrichit plus que la spéculation boursière. Hélas, les Congolais ne figurent toujours pas sur la liste Forbes des milliardaires de ce monde.

Faire la politique nécessite premièrement une vision et une conscience. Elle ne peut pas naître d’une frustration ni d’une ambition égoïste. Elle est un sacerdoce pour l’excellence. Nous faisons tous la politique d’une manière comme d’une autre, mais nous n’assumons pas tous des charges politiques. Il est une bonne chose de vouloir faire la politique, c’est plus qu’un honneur à vouloir assumer des charges politiques pour le bien de son pays. Mais nous ne pouvons pas tous assumer des responsabilités politiques. C’est pourquoi, dans une société qui se respecte lorsqu’il s’agit de l’intérêt national, lorsqu’il s’agit du bien-être commun, la charge de conduire la nation est confiée aux meilleurs de tous les citoyens. C’est aux meilleurs d’entre-nous que doit revenir la charge de faire la politique au Congo. Car de la politique dépend l’avenir de toute une nation et des générations à venir.

30 juin 1960, la destinée du Congo est remise entre les mains de Congolais pour nous conduire à bon port. Hélas, ils débutèrent leur marche par entraîner le peuple à chanter et à danser: Indépendance Cha cha !!! 74 jours plus tard, le pays sombrait dans la désolation. Avant l’indépendance se confirmait être après l’indépendance. Ils sont sortis de partout et ils se sont proclamés politiciens sans savoir ce qu’ils faisaient et où ils entraînaient toute la nation.

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Le premier président du Congo est sorti du petit et du grand séminaire où il devrait en principe devenir prêtre, mais il a été recalé. (C’aurait été mieux qu’il y resta!). Imaginez des hommes les mieux intentionnés du monde, nous dit Emile Zola, très dignes et très bons, qui tombent dans un pays dont ils ignorent tout, dont ils veulent tout ignorer, et qui ont l’étrange idée d’y appliquer un régime gouvernemental purement théorique. Il arrivera forcément que le pays, dérangé dans sa vie quotidienne, finisse par refuser l’expérience. La dictature est au bout.

CE QUI DEVRAIT ARRIVER, ARRIVA!

Un jeune caporal bombardé lieutenant colonel avec pour seule formation secrétaire-comptable et assistant social va réussir un coup d’état et entraîner le pays dans une longue dictature oligarchique sans vision, mais surenchérir par des colmatages navigant à vue d’œil. En ce temps-là, la règle devenait: Heureux le peuple qui chante et qui danse! Suite à une politique de négligence, de laxisme, d’amateurisme, de médiocrité et de violence destructrice, l’irréparable arriva, un trafiquant obscur Laurent Désiré Kabila dont on ne connait rien de lui, ni sa vision politique ni son parcours académique arriva au pouvoir à la suite de l’invasion rwandaise qui s’est transformée par l’occupation du Congo et le génocide du peuple congolais dont personne ne voudrait parler à haute voix sur le plan international.

C’est  le silence radio total 

L’Empire anglo-saxon venait de décider de faire du Congo-Kinshasa le mauvais lieu de l’Afrique pour mieux l’exploiter. Émile Zola comme s’il était un contemporain des événements qui se déroulaient dans notre pays écrivait; Il fallait à cette poignée d’aventuriers qui venaient de voler un trône, un règne d’aventures, d’affaires véreuses, de consciences vendues, de femmes achetées, de soûlerie furieuse et universelle. Et, dans la ville où le sang du peuple était à peine lavé, grandissait, timide encore, cette folie de jouissance qui devait jeter la patrie au cabanon des nations pourries et déshonorées.

Le Congo qui vivait avec la peur de la balkanisation dans les tripes, (et pourtant c’est un pays né de la balkanisation des plusieurs royaumes au passé glorieux), s’enfonçait dans un régime d’imposture. La bande hétéroclite des politiciens véreux est arrivée à entraîner le peuple à croire à la démocratie sous un régime d’occupation. Quelques voix s’élevèrent, mais le peuple les regardait faire. Analphabètes, illettrés, incultes, pauvres et misérables, cloîtrés dans la misère la plus affable et esclaves dans une prison à ciel ouvert où la vie ne tenait qu’aux caprices de quelques Kadogos sans foi ni loi, que pouvaient-ils comprendre de tout ce tralala macabre ? En 2006, ils embrigadèrent tout le peuple lui faisant croire à la fin de ce régime terroriste, nous les regardions faire.

En 2011, ils sont revenus à la charge, aveugler, une fois de plus, notre peuple. Nous étions là, rien qu’avec nos plumes et de l’encre, nos larmes sur chaque photo maculée de sang de notre peuple que nous devions publier pour peut-être attendrir leur insensibilité. Qui d’entre nous pouvait d’un cœur libre lever les yeux sans larmes, et regarder notre peuple qui ne savait plus vers quel saint se tourner ? Des moutons à l’abattoir dont on devait nuitamment enterrer les os sciés dans des fosses communes. Nous les regardions tous jouer leur comédie satirique et sanglante. Notre plume desséchée, nous avions fait des sacrifices que personne ne saura pour avoir de l’encre et écrire encore la souffrance de notre peuple.

2018, La mesure est comblé

Personne ne paiera plus pour tous les crimes commis au Congo! Pendant ce temps, une réponse étrange est montée des profondeurs d’une âme orpheline. Au Rwanda, dans une petite école, une enseignante a demandé aux élèves orphelins dont les parents sont morts de se lever. Parmi ces élèves, un enfant dont l’enseignante connaissait bien la famille ne s’est pas levé. L’enseignante a insisté pour que cet élève se lève, mais il resta assis, et répliqua froidement :« Mon papa n’est pas mort ; il a été tué ». Au Congo qui vit un double génocide de son histoire, une prétendue autorité spirituelle vient de déclarer l’absolution de tous les péchés et le pardon de tous les criminels et génocidaires. Il s’emploie désormais à faire adhérer le Congo dans la communauté de l’empire Hima-tutsi parce que comme le premier garçon des courses de rwandais qui est mort assassiné dans son bureau présidentiel, lui aussi a une femme rwandaise dans sa chambre. Nous les regardons faire, la mort dans l’âme.

LE CONGO EST DEVENU LA RÉPUBLIQUE DES FRAPPEURS ET DES ARNAQUEURS. LA PETITE PÈGRE DE BRUXELLES EST AU POUVOIR AU CONGO!

Demandez à cette classe politique qui est là depuis qu’ils ont éliminé Patrice Émery Lumumba et qu’ils ont produit des enfants de même nature qu’eux de débarrasser la scène politique congolaise. Le Congo peut faire mieux, le Congo a mieux à proposer à son peuple. Le Congo a d’autres filles et fils qui conduiront le pays vers l’excellence même si nous sommes écrasés aujourd’hui, même si nous sommes la risée de la terre entière. Pourquoi n’acceptent-ils pas qu’ils ont tous échoué, lamentablement échoué ? Mais le grand problème du Congo n’est pas ceux-là qui ont échoué et qui n’osent pas l’avouer, le véritable problème est comme l’a écrit Boubacar Boris Diop ; En Afrique, en Europe, partout, les rares rêveurs qui ont encore envie de changer le monde ont comme honte de l’avouer, ils ont peur de passer pour des idiots.

Cette fois-ci, j’ouvre grand mes oreilles pour les entendre répéter encore au peuple; il partira! Hélas, il n’est pas parti et ils le savent tous. Il s’est déniché un stagiaire protocolaire, un garçon des courses qui était avec eux dans ces marches pacifiques! Contrairement à eux tous, je me dis : il arrivera certainement, sans qu’ils le sachent, ce jour où ils partiront tous ensemble! Ils partiront tous, s’il le faut au prix de notre sang. Nous ne pourrons certainement pas les éliminer tous, mais il faudrait au moins que les survivants vivent avec la même douleur pendant le temps qui leur restera de vivre sur terre.

Je me tiendrais certainement seul contre toute la nation, s’il le faut! Mais je sais que je ne suis pas seul dans cette de la libération du Congo !!

Oh CONGO! 

Au chevet de ton lit de mort, je voudrais te rassurer que tu n’es pas éternel. Tu ne l’es pas quoique tu en penses ou quoique l’on te fasse avaler comme couleuvres. Comme tes parents et tes ancêtres, tu disparaîtra par ta propre volonté, par la volonté des autres ou par les caprices du temps. Mais aujourd’hui, je ne tiens pas à assister à ton suicide ni à ta mort naturelle ni à ton euthanasie. Mon vœu le plus ardent est de faire partie de l’équipe des médecins qui doivent te conduire à expérimenter la mort encéphalique, la mort clinique et la mort imminente, et te ramener à la vie, sauvé de ce cancer généralisé qui gangrène en toi depuis des générations.

On ne peut pas sortir du colonialisme et entrer dans un régime démocratique sans restructurer sa société, on ne peut pas sortir d’une dictature de 32 ans sans démanteler un système qui avait poussé des racines, on ne peut pas sortir de 22 ans d’imposture et d’occupation et croire qu’une prière changera le cours de l’histoire et sans s’attaquer aux profondeurs de ce qui nous a conduit d’échecs en échecs. Le Congo doit être inventé. Tout est à refaire. Rebâtir la fondation de l’état congolais, restructurer complètement le Congo. Les effets cosmétiques de cette classe politique pour faire croire au peuple qu’on essaie de résoudre les crises du Congo ne changeront absolument rien. Sans Rupture et sans révolution, « Je ne tiens pas à être le prophète de malheur : Vous y irez marcher, allez-y! Mais si vous irez marcher pacifiquement, vous feriez mieux de rester dans vos maison. »

À vous mes sœurs et mes frères de sang, même s’ils vous poussent à fuir la misère, même s’ils s’emploient à vous faire dégoûter de vivre sous cette exaspération et frustration humiliante, ne pensez surtout pas de rejeter votre nationalité et ne vous laissez point  être pétrifié par les événement. 

Je voudrais vous dire : nous libérerons notre pays et notre peuple. Le Congo a un avenir merveilleux, cet avenir naîtra des profondeurs de notre conscience nationale.

Mais pour CEUX qui continuent d’entraîner notre peuple dans les chaînes de l’esclavage politicien que nous vivons maintenant, et que nous nous cachons à nous-mêmes, par honte, par désespoir ou par simple faiblesse humaine; Je répète vous partirez tous ensemble !!

VOUS PARTIREZ TOUS ENSEMBLE!

Auteur : Jean Claude Manzueto

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Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé