le peuple Yira Nande génocide

RDC Beni : le peuple Yira Nande victime d’un complot d’extermination /2 génocide

9. Ce 26 décembre 2018, la communauté Nande à Butembo et Beni se trouve exclue par la CENI de participer aux élections présidentielles, législatives et provinciales reportées au 30 décembre 2018, sous prétexte de la menace des ADF, qui massacrent la population, et de la maladie à Virus Ebola comme si endéans une semaine la situation avait dramatiquement changé.

Tout compte fait, le véritable responsable des massacres de Beni, c’est bien sûr le pouvoir en place, en sa qualité non seulement de commanditaire principal mais encore et surtout de sponsor. Comment en effet, les moyens de l’Etat peuvent-ils être accordés à une armée qui tue la population ?

2.2. La complicité de certains éléments FARDC

Différents rapports aussi bien du GEC que ceux de l’ONU ont toujours montré l’implication des certains éléments de l’armée régulière, en particulier les éléments de l’ex CNDP et de l’ex M23 ; ce qui n’a fait que confirmer les soupçons de la population quant à la complicité de ceux qui détiennent le pouvoir. Parfois des procès-bidon ont été organisé et les suspects n’ont été cités que comme témoins.

Une telle implication des forces régulières ne peut se faire en dehors d’un plan bien pensé et bien connu des gouvernants en vue de détruire le peuple (YIRA) Nande. Les FARDC n’empêchent pas les égorgeurs d’atteindre leurs objectifs. Au contraire, ils leur cèdent des positions, des terrains, du matériel et se transforment eux-mêmes en ADF pour piller et tuer dans les quartiers abandonnés par la population, tel qu’on le constate ces jours dans la commune urbaine de Ruwenzori, en ville de Beni.

3. La qualification de génocide

Au terme de l’article 6 du Statu de Rome instituant la CPI, « on entend par crime de génocide l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

Le TPIR a montré qu’il n’est pas nécessaire que l’extermination soit complète pour que le génocide soit consommé, le début d’exécution d’un plan suffit, même déjà avec le premier cas. »
Dans leur Dénonciation des massacres de Beni adressée à Son Excellence Monsieur Le Secrétaire Général des Nations Unies le 12 octobre 2016, les Forces vives/ Société civile de Butembo alertaient déjà en ces termes:

« En dépit de la présence massive des forces armées de la RDC et de la MONUSCO, sans oublier la brigade d’intervention, malgré le dédoublement du commandement de l’opération « Usalama », la situation est allée de mal à pire et les victimes sont de plus en plus nombreuses. Ce qui est plus choquant, c’est que des nombreux rapports, notamment celui des experts des Nations Unies et celui du Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) ont mis en cause des éléments des forces armées de la RDC dans ces massacres, alors que le discours des officiels congolais se contente de répéter à accuser des « présumés ADF-NALU ».

 Lire aussi :  la première partie 

Les conséquences immédiates de ce génocide sont désastreuses : insécurité croissante, baisse de l’activité agricole suite à l’abandon des champs par les paysans, insécurité alimentaire, asphyxie de l’activité économique et du commerce suite à l’insécurité sur les routes, déplacement massif des populations civiles, abandon scolaire, destruction des structures sanitaires, etc. ; bref, les tueurs utilisent la famine contre les populations civiles, ce qui est contraire au droit international humanitaire. »

Les Evêques de le Province ecclésiastique de Bukavu ont également dénoncé ce génocide. Déjà dans leur message, « Mets de l’ordre dans ta maison », donné à Kindu le 29 mai 2016, l’Assemblée épiscopale provinciale de Bukavu exprimait ainsi ses inquiétudes : « Chaque jours les tueurs imaginent et mettent en œuvre des pratiques de plus en plus cruelles… Comme dans une jungle, ces malfaiteurs incendient les villages en toute impunité, provoquant le déplacement massif des populations vers les cités où elles sont vouées à la famine et à la misère.

Les criminels tuent brutalement avec des machettes, des couteaux ou des haches ; certaines de leurs victimes ont la gorge tranchée, les bras de nombreux enfants sont mutilés, des femmes enceintes éventrées et des familles entières décimées. Ce sont de véritables actes génocidaires, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. »

Les massacres sont des atteintes non seulement à l’intégrité, mais à la vie. Les massacres contraignent les populations au déplacement forcé pour aliéner leur territoire, ce qui constitue un transfert forcé de populations civiles. L’acharnement contre les populations Nande (insécurité qui rend l’agriculture et le commerce impossibles, la pression fiscale hors commun pour étouffer le commerce,)

sont des faits qui soumettent les Nande à des conditions de vie devant entraîner leur destruction comme groupe ethnique. Nous ne pouvons donc demander rien de moins que la condamnation des auteurs, intellectuels et matériels de ce génocide oublié. Ceux qui ont le pouvoir et qui se taisent risqueraient de passer pour des complices pour leur non assistance à groupe ethnique en danger.

 Lire aussi :  RDC : Origine et migration des Nandes 

 Source info :  Benilubero 

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Posted in Analyse & Réflexion, RDC : sous l'occupation rwandaise, Théorie du complot.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays et je sais que le peuple gagne toujours. Marre du système en place "la Kabilie"

2 Comments

  1. Il en sur est certain que Arido hypolite Kanambe alias Joseph Kabila ira en justice pour ce qui a fait aux autochtones du Congo ! Et il a peur de quitter le pouvoir de son vivant il être tué que laisser son foteille présidentielle. Franchement ce meurtrier doit payer

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