RDC la consolidation d’un processus

RDC : la consolidation d’un processus de réchauffement diplomatique

« Exécrables » sous l’ère Kabila, les relations entre l’ex-puissance coloniale et la RDC ont pris un virage radical. Plusieurs émissaires se sont rendus à Bruxelles ces derniers mois tandis que le Congo a consenti à la réouverture de la maison Schengen, guichet unique de délivrance de visa, fermée depuis plus d’un an par la précédente administration.

Cependant les attentes des Congolais sont énormes. Ils aspirent à une nouvelle gouvernance, basée sur le respect de leurs droits fondamentaux, la paix, la sécurité et sur un développement homogène du pays au bénéfice de tous.

Dans de nombreuses parties du territoire, l’insécurité perdure. Au Nord-Kivu, la poursuite de la collaboration entre des groupes armés et certains officiers de l’armée congolaise entraîne actuellement une hausse de l’insécurité. Dans la province de Mai-Ndombe, la justice congolaise enquête sur des violences polico-ethniques qui ont causé plusieurs centaines de morts à Yumbi juste avant les élections. Dans le Kasaï, les crimes récents ont fragilisé durablement le vivre ensemble entre communautés. De nombreuses parties du territoire sont laissées à l’abandon par l’Etat. Le défi est énorme.

Malheureusement, la liberté de manœuvre du Président nommé Félix Tshisekedi risque d’être limitée et son pouvoir contrôlé par la majorité parlementaire du Front commun pour le Congo (FCC). Ce mouvement politique – qui a pris naturellement pour autorité morale Joseph Kabila – va avoir cinq ans pour éviter que les acquis obtenus sous les dix-huit ans de règne de Joseph Kabila ne soient retirés aux ex-caciques du pouvoir. Il est fort probable que Joseph Kabila – s’il continue à contrôler la CENI et la Cour constitutionnelle – se présente à l’élection présidentielle de 2023 et reprenne le pouvoir par les urnes à l’issue d’une élection une nouvelle fois peu transparente.

Il faudra donc que l’interprétation de l’article 70 de Constitution – « Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois » – lui soit favorable. L’écriture de cet article manque de précision sur le fait qu’un ancien président de la République puisse ou pas être candidat à nouveau après une pause d’un mandat. En l’état actuel, la Cour constitutionnelle lui est acquise… En sera-t-il de même dans trois, quatre ou cinq ans ?

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Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondée, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays jusqu'à ce que le peuple congolais devient bénéficiaire de ce qui lui revient de droit. Marre du système en place "la Kabilie" Une alternance négociée n'est qu'ultime humiliation" Félix Tshilombo un président nommé