Santé en RDC: ou en est il secteur abandonner?

En République démocratique du Congo, l’accès aux soins de santé de qualité est problématique pour la plupart des habitants. Vers les année 1960 la RDC avait le système de santé le mieux organisé et parmi les plus performants d’Afrique, aujourd’hui le système de santé congolais est parmi les moins performants du monde et avec un rôle prépondérant des acteurs non – étatiques. Comment expliquer cette situation ?

Aujourd’hui dans un contexte social marqué par la présence d’un grand nombre des maladies (Paludisme, Sida, etc.) avec des guerres qui ne finissent jamais, le gouvernement Congolais ne jure que par la révolution de la modernité.Pourtant, le Programme minimum de partenariat pour la transition et la relance (PMPTR, en 2004) constate que dans les années qui ont suivi l’indépendance, les efforts concertés de L’État, de la coopération multilatérale et des ONG laïques et religieuses avaient fait qu’à cette époque, le secteur de la santé publique en RDC avait développé une réputation d’excellence et d’innovation et ce, tant sur le plan institutionnel que sur celui de la R&D (dans les années 70 l’introduction du système de zone de santé fut plus tard reprise dans nombre de pays africains) Kambamba Darly .

 

Les exploits réalisés à cette époque se sont effrités au cours des années 80 (année d’adhésion au PAS), du fait du manque d’investissement, de la mauvaise gestion et de la corruption. Et l’État ayant jeté l’éponge, l’alternative a été le privé (lucratif et non lucratif). Il sied d’observer ici que dans le secteur de la santé en RDC, il n’y a quasiment aucune démarcation entre le lucratif et le non lucratif (à savoir les confessions religieuses) en termes de fixation des prix de soins. Dans le secteur de la santé en RDC, le privé joue un rôle actif dans l’offre des services sanitaires (parfois de qualité douteuse). Le secteur privé gère un nombre important de centres de santé et la moitié des hôpitaux sur l’ensemble du territoire Congolais. Il participe aussi au financement du système de santé et ce, à travers des contributions sur les frais de consultation ou examens médicaux et les contributions directes pour compléter les salaires.

 

La DRH du Ministère de la Santé donne pour la RDC un effectif de 5967 médecins pour une population de 70 millions d’habitant. Ce qui revient à 1 médecin pour 11731 habitants. Le système de santé Congolais est agonissant ; parallèlement à l’établissement d’un climat des affaires sain, à la réduction de la corruption, et à la baisse des droits de douanes sur les consommables médicaux, il est plus qu’essentiel d’améliorer en amont la formation des établissements d’enseignement médical et, en aval, la mise en place d’un système cohérent d’assurance maladie sinon de mutuelles de santé, ces dernières étant jusqu’ici empêchées d’émerger par un cadre légal délétère, favorisant au surplus pauvreté (et donc une demande solvable faible et instable) et escroqueries. Seules ces réformes permettront l’accessibilité d’un grand nombre aux services de santé. actuellement l’état Congolaise a abandonner le secteur de la santé et le nombre des morts fait qu’augmenter a cause des maladies banales telles le paludisme, la typhoïde, la diarrhée, des mauvaises conditions hygiéniques les difficultés de desserte en eau potable et la malnutrition.

            

Notons en outre qu’en l’absence d’un système d’assurance maladie organisée, les ménages se sont vu assumer pratiquement toute la charge financière des services de santé au grand désarroi des gagne-petit. Les prestations sanitaires offertes par le privé sont très couteuses (ce qui peut être également le cas dans de nombreux établissements hospitaliers publics). Pour preuve, dans la province du Maniema une étude menée par une ONG local en 2005 avait déterminé que 30% des patients avaient vendu leurs biens et que 15% s’étaient endettés pour faire face aux coûts des soins de santé. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il fait incontestablement la santé. La RDC est devenue depuis quelques années un laboratoire pour les institutions et bailleurs de fonds internationaux. Elle fait partie avec l’Afghanistan, Haïti et le Darfour de ces «États fragiles» qui ont reçu le plus de fonds pour l’aide au développement. Malgré cela, ce pays est classé dernier pour l’indice de développement humain.

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Posted in Kongo, Santé.

Activiste Militant Résistant

Ma cause est bel bien fondé, vu la situation actuelle et les circonstances tragique que vivent les Congolais au quotidien ne me laisse pas le choix. Je milite pour mon pays et je sais que le peuple gagne toujours. Marre du système en place "la Kabilia"

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